L’intelligence artificielle au service de la performance publique en Afrique

 

L’intelligence artificielle (IA) s’impose progressivement comme un levier incontournable pour moderniser la gestion publique, notamment en Afrique, où les défis liés à l'efficience, à la transparence et à la bonne gouvernance sont particulièrement stratégiques. L’IA ne se limite pas à la technologie : elle transforme les méthodes de travail, renforce la capacité d’anticipation et optimise l’allocation des ressources.
Selon le Dr Belout, en gestion de projets certaines administrations africaines commencent à utiliser l’IA pour mieux planifier les infrastructures. Par exemple, au Rwanda, des outils intelligents sont utilisés pour cartographier les zones prioritaires en matière d’accès à l’eau et à l’électricité, en croisant des données socio-économiques et géospatiales. Résultat : des décisions d’investissement plus ciblées, plus équitables et plus durables.
Dans le domaine des finances publiques, le Sénégal a lancé des initiatives pour intégrer l’IA dans la lutte contre la fraude fiscale et l’amélioration des prévisions budgétaires. Grâce à l’analyse automatisée de grandes masses de données, l’administration peut désormais détecter des anomalies plus rapidement et sécuriser les recettes de l’État avec plus d’efficacité.
Ces exemples illustrent une tendance de fond : l’intelligence artificielle permet de mieux décider, plus vite et de manière plus fiable. Elle libère aussi du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, tout en favorisant une culture de gestion plus agile et orientée résultats.
Adopter l’IA dans la sphère publique, c’est faire un pas décisif vers une administration moderne, plus proche des citoyens et mieux préparée à relever les défis de demain.

Notre équipe de rechecrhe a travaillé sur la problématique de la performance sociale depuis plus d'une décennie. Nos travaux d'aujourd'hui sont le fruit d’une longue réflexion nourrie par des interrogations permanentes, des observations de cas pratiques, et une perpétuelle question de fond : Comment optimiser l’efficacité des gestionnaires par un équilibre judicieux et adapté des impératifs sociaux et économiques dans les organisations ?

Un constat irréfutable s’impose à tous ! Les entreprises sont ébranlées par des scandales éthiques, des problèmes de motivation, des conflits sociaux virulents, un appât démesuré du gain et une «fixation» exagérée sur les résultats de productivité. Le succès des organisations ne peut plus se mesurer seulement par l’habileté à gérer les ressources et atteindre des buts. Souvent la gouvernance financière prend le dessus sur la gouvernance sociale, mettant à l’épreuve les équilibres sociaux. Dans les PVD, ces questions sont un défi immense à relever pour une bonne gouvernance et un développement durable.

En 2025, notre équipe a publié son 86ème livre intitulé « Déchiffrer le code de la confiance » aux Presses de l’Université du Québec (Simon L. Dolan et Kyle Brykman, PUQ, 2025). Dans un monde où la confiance semble se détériorer, cet ouvrage révèle comment la construire et comment l'entretenir et la préserver Décryptant les mécanismes complexes qui sous-tendent les relations, les auteurs nous offrent une boussole précieuse pour naviguer dans les terrains relationnels les plus incertains. Une approche innovante qui transforme la confiance en compétence stratégique et accessible. Un guide essentiel pour tous ceux et celles qui veulent enrichir leurs relations humaines dans un environnement personnel et organisationnel en perpétuel changement.

Comment pouvons-nous construire et maintenir la confiance dans les organisations ? Est-elle vraiment une aptitude que l’on peut développer et perfectionner, ou reste-t-elle un don mystérieux ? Quels mécanismes nous permettent de transformer la vulnérabilité en force et l’incertitude relationnelle en opportunités pour échanger avec autrui (individus ou parties prenantes) ?

Le succès des organisations ne peut plus se mesurer seulement par l’habileté à gérer les ressources et atteindre des buts. Les crises répétitives renvoient à un processus de transformation souvent mal engagé et des lacunes en management du capital humain. Basée sur trois piliers à savoir la compétence, l’intégrité et la bienveillance, la confiance permet aux organisations de devenir plus agiles, plus humaines et plus résilientes. Elle réduit le besoin de contrôle, diminue les tensions internes et stimule l’innovation. Pour réussir aujourd’hui, les entreprises doivent apprendre non seulement à inspirer la confiance, mais aussi à la donner. C’est cette dynamique, au coeur du leadership éthique et des cultures fortes, qui crée les conditions du succès collectif (réformes, digitalisation, gestion inclusive, égalité du genre).

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La Gestion axée sur les résultats (GAR) est devenue un incontournable pour les professionnels et gestionnaires de projets soucieux d’efficacité et de l'atteinte des objectifs.  Pour ce faire, ils doivent comprendre les fondements de l’approche par résultats, ses étapes et ses défis.  Comment se fixent les buts et quels sont les indicateurs les plus pertinents pour s’assurer du << Succès >> de leurs projets.

Qu’est-ce qu’alors le succès ou l’échec d’un projet ? Peut-on atteindre le succès sans la satisfaction des acteurs en présence (bénéficiaires, Gouvernements, bailleurs, sous-traitants) ?

Aujourd’hui l’efficacité des managers est liée à leur gestion optimale des parties prenantes (Stakeholders) et à la compréhension de leurs attentes (notamment les bénéficiaires). Outre la maîtrise des tableaux de bord opérationnels, une gestion efficace des équipes de projets (cohésion sociale, résolution des conflits, canaux de communication, leadership) permettront d’optimiser la performance organisationnelle.    

 

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Marchés publics : un enjeu stratégique pour les finances publiques

Dans de nombreux pays, la gestion des marchés publics joue un rôle central dans le bon fonctionnement de l’État. Lorsqu’ils sont bien encadrés et correctement gérés, ces marchés permettent non seulement de garantir des services publics de qualité, mais aussi de mieux utiliser les ressources financières disponibles.

Les Nations Unies rappellent que les marchés publics couvrent l’achat de biens, de services ou de travaux par des institutions publiques - qu’il s’agisse d’une administration centrale, d’une collectivité locale ou d’un organisme lié à l’État. En Afrique, chaque pays définit ses propres règles : certains incluent les partenariats public-privé, d’autres non. Cette diversité souligne l'importance de former des gestionnaires capables de comprendre et d’appliquer les règles dans leur contexte national.

Pour MDS, une gestion rigoureuse permet à l’État de réaliser des économies importantes, tout en réduisant les risques de mauvaise gouvernance. Dans les pays en développement, les achats publics peuvent représenter plus de 30 % du produit intérieur brut, contre 10 à 15 % dans les pays industrialisés. Cela montre à quel point le système de commande publique influence directement l’économie nationale.

Conscient de ces enjeux, MDS encourage les gouvernements à renforcer leurs pratiques en matière de marchés publics. Cela passe par des réformes bien pensées, mais surtout par le développement des compétences des agents publics qui en ont la charge. C’est à travers des outils concrets, des formations ciblées et un accompagnement de terrain que les changements s’ancrent durablement.

Notre recommandation est claire : mettre en place une stratégie solide, adaptée aux réalités locales, pour revaloriser la fonction "marchés publics" et donner aux équipes les moyens de faire leur travail avec efficacité, éthique et rigueur.

 

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Aujourd'hui, malgré des efforts notables, la bonne gouvernance dans les PVD est mise encore à rude épreuve. Force est de constater  : 

  • Une lenteur dans la mise en-oeuvre d’une véritable réforme de l’administration publique
  • Sur le plan judiciaire, les juridictions s’affirment lentement
  • Au niveau de la société civile, les organisations de base n’occupent pas véritablement leurs places dans les débats nationaux
  • Le secteur privé est dominé par des activités trop informelles
  • Les systèmes politiques sont encore centralisateurs, les changements sont rapides (valeurs, technologies, l’information)                                               

Selon la Banque Mondiale la bonne gouvernance serait ’’la manière dont le pouvoir est exercé pour gérer les ressources nationales économiques et sociales consacrées au développement’’. 

  • La Bonne gouvernance découle du souci d’assurer la viabilité des projets qu’elle finance
  • Le développement durable suppose l’existence d’un cadre transparent et fiable de règles et d’institutions pour la conduite des affaires publiques et privées
  • L’aspect essentiel de la bonne gouvernance réside dans une action gouvernementale prévisible, transparente et éclairée, dotée d’une bureaucratie imbue d’éthique professionnelle et d’un exécutif comptable de ses actions. 

A ce titre, MDS organisera en 2026 des Forums internationaux citoyens (Montréal, Paris et Genève) et des séminaires hautement spécialisés en Stratégies, redevabilités et pilotage budgétaire, Contrôle financier et gouvernance de la dépense publique, Budgets programmes, Gestion axée sur les résultats et sur la performance. Renseignez-vous !

 

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